Mes aventures avec mes amis les mendient(e)s !
Pas de geekeries dans ce post, aujourd’hui nous allons parler mendicité, oui ces gens “pauvres” qui vous demandent des sous pour x et y raisons, ces gens qui vous font perdre votre temps et votre argent (comme certains de mes prestataires).
Alors me voila arrivé gare de Lyon à Paris, je prend de suite le RER pour me rendre du coté de Suresnes et la, c’est le drame, voici que je rencontre la première technique de mendicité, celle que j’appellerais “l’attristement“:
Quelques minutes après le départ je vois monter vers moi une jeune dame d’origine… inconnue… qui tourne la tête de gauche à droite afin d’interpeler les voyageurs qui partagent avec moi (et surtout elle) ce magnifique wagon de la RATP, je peux voir qu’elle porte sur son dos un enfant de 3/4 ans et la je m’attend tout de suite à la phrase magique “Une pièce pour mon enfant”, j’espère tout de même ne pas me faire aborder (n’étant pas vraiment le genre de type que l’on aborde en temps normal), mais c’était sans compter la détermination de la mendiante… et voila qu’elle s’approche de moi et lance cette phrase magique… ni une ni deux, j’applique la technique du “la fixer dans les yeux… attendre… dire non sèchement”, la bête était vaincue elle se tourna pour marmonner quelques mots dans une langue inconnue surement pour expier mon âme et l’envoyer en enfer, je ne m’attend pas à mieux, bref première étape passée.
J’arrive donc à la défense encore tout attristé de savoir que cette pauvre dame mendiante (aucune dignité au passage) et son outil de travail (sa fille) ne pourront pas manger ce soir.
(Non je déconne.)
Je monte donc l’escalator afin de sortir prendre le tram, et la c’est le drame, mon ticket ne passe pas, aucun moyen de sortir sans faire appelle à des fonctionnaires zélés agents de la RATP.
Et c’est maintenant qu’intervient la deuxième technique, le “service rendu“:
Surgit donc en face de moi un bras tenant un ticket orange (les obsolètes cartes oranges), me voila surpris par cet élan de compassion (rappelons tout de même qu’à paris, même les tripes sur le trottoir et le crâne ouvert, les zombies gens vous marcherons dessus, c’est beau la fraternité), je prend donc le ticket et me délivre enfin des tentacules suffocantes des profondeurs de Paris.
Me voila face à cette jeune femme d’une vingtaine d’année typée indienne, j’esquisse un doux sourire (incroyable) en réponse à cet acte de générosité pur et elle, ni une ni deux, me lance un brutal “C’est 5€”, au tac au tac, sourire effacé, je lui répond “il fallait me le dire avant, bonne journée” mais cette sangsue avait plus d’un tour dans son sac, voila, sorti de nul part, un petit garçon qui devait ne pas dépasser les 6 années de vie, surpris par cette apparition mystérieuse elle me relance un “c’est pour mon bébé” et je lui répond sèchement un petit “on me l’a déjà faite” cette fois ci elle m’insulte de connard, je la remercie et elle repartie vaquer à ses occupations de pauvre (enfin, étant étudiant, synonyme de pauvreté en France, j’aurais du trouver autre chose que “pauvre”).
Enfin bref, un autre monstre assoiffé de centimes abattu (si seulement c’était au sens propre), mais le meilleur reste à venir.
Je me retrouve donc dans le tram (T2), lieu du troisième et dernier escarmouche… celui de “l’œuvre caritative” (la plus vicieuse des 3 techniques rencontrées):
Un jeune homme d’une quinzaine d’années (vêtu du style jeune paidai fruité de la cité) me tend un papier, à première vue c’est une pétition pour la protection de l’enfance (what the hell ?), je lui redonne le papier mais il insiste, ayant compris le subterfuge (qui au passage est totalement illégale et punis plus sévèrement que la simple mendicité) je décide de signer… après quelques secondes je lui redonne le papier dument remplis et la il me lance un “L’argent maintenant”, je lui rétorque qu’il devrait regarder sa feuille à condition qu’il sache lire, il me demande alors pourquoi j’ai mis 0€ dans la case dons et je lui répond en toute tranquillité que je cautionne pas mais que vu qu’il insistait j’ai tout de même signé, notez tout de même que sur la feuille il devrait facilement avoir une vingtaine de signatures avec des montants allant de 5 à 50€, bref une petite mine d’or.
Tout ça pour dire quoi ?… Pas grand chose en fait.
Alors oui, je suis peut-être un bel enculé, un sociopathe en puissance (d’après wikipedia, je vous invite d’ailleurs à faire les tests DSM-IV-TR et ICD-10) ou encore un être sans aucune compassion, mais je n’hésite pas à aller vers les gens qui ne demandent rien à personne et qui ont gardés un minimum de dignité, ces hommes et femmes qui ont souvent beaucoup à racompter et qui n’ont pas eu la vie facile méritent toute notre attention.
Les monstres assoiffés qui viennent vous “agresser” des que l’on met un pied sur le trottoir méritent par contre une bonne leçon de morale.
Notez tout de même que l’humain lambda réagit de deux façons… soit il accepte la requête et donne quelques euros soit il ignore totalement les mendient(e)s comme si les ignorer avait le pouvoir de les faire disparaitre de leur triste vie, belle mentalité messieurs dames.
Je finirais sur une touche musicale, on aime ou on aime pas.
Découvrez Lofofora!
Commentaires
2 Reponses à “Mes aventures avec mes amis les mendient(e)s !”
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Bonjour,
Ce n’est pas un commentaire, quoique si, la photo est très parlante, raison pour laquelle je me permets de vous contacter pour vous demander l’autorisation de la publier avec la mentio Photo DR(je fais un dossier dans une reviue diocésaine sur les sdf et c’est super galère d’avoir des photos).
Je vous remercie par avance, valentine
Bonjour,
Veuillez me contacter par mail sur anapivirtua@gmail.com pour plus de renseignements.
Merci.